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Les Achats Responsables et le développement durable

Posté par Guillaume GOURMELON le
Les Achats Responsables et le développement durable

Historique - Définition - Agenda 2030

Bien qu’il soit aujourd’hui couramment utilisé et qu’il semble compris de tous, le développement durable reste une notion large aux contours un peu abstraits. D’où vient-elle ? Que sous-entend-elle ? À quoi fait-elle référence concrètement ? Quelle est son influence ? La notion de développement durable apparaît à la fin des années 1980 sous l’initiative des Nations Unies.

Développement durable

Le développement durable propose une réponse à un double enjeu pesant de plus en plus fortement sur notre avenir et celui des générations futures : d’une part, la croissance exponentielle de la démographique mondiale, et d’autre part, le caractère insoutenable de notre modèle économique sur notre environnement et sur les inégalités qu’il génère. L’intensité de ces facteurs combinés est devenue telle que le risque de compromettre notre modèle à moyen terme, ainsi que nos conditions de vie et celles des futures générations ne fait désormais guère de doute. Nous commençons d’ailleurs à percevoir les premières conséquences durables engendrées par les activités humaines.

La prise de conscience des limites écologiques de notre modèle apparaît dès les années 1950. La notion d’écodéveloppement émerge à l’occasion du premier Sommet de la Terre organisé par les Nations Unies à Stockholm en 1972. Cet événement marque la création du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), dont le but est d’organiser une réponse collective internationale à la gestion des problèmes planétaires et à la prise en compte des contraintes écologiques.  Les Sommets de la Terre se tiennent depuis tous les 10 ans.

Rapport Brundtland

En 1987, le rapport Brundtland des Nations Unies remplace la notion d’écodéveloppement par celle de développement durable. Il s’agit d’un concept plus large qui dépasse le cadre écologique pour y associer la dimension sociétale, en faisant de ces 2 piliers des enjeux complémentaires, interdépendants et indissociables de l’enjeu économique.

Le rapport Brundtland définit ainsi le développement durable comme « un mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs".

Dans ce rapport, le concept est représenté comme la zone de recoupement de 3 sphères d’égale importance :

  • La sphère économique,
  • La sphère sociétale,
  • La sphère environnementale.

Ainsi, est considéré durable le développement qui est à la fois :   

  • Économiquement viable,   
  • Écologiquement vivable,   
  • Socialement équitable.

Le développement durable vise ainsi à trouver le bon équilibre entre ce qui est bon pour le développement, pour la planète et pour les hommes. Il postule que le déséquilibre de l’un de ces piliers fragilisera ou compromettra à terme les autres. Dans cette vision, une économie durable repose sur une société saine, qui elle-même repose sur un environnement stable.

En 1992, lors du Sommet de la Terre de Rio, les Nations Unies consacrent le développement durable comme une véritable cause internationale.

L’adoption de plusieurs engagements, tels que l’Agenda 21, et la signature de 3 conventions cadres sur le Changement Climatique (CCNUCC), la lutte contre la désertification (CCNULD), et pour la Biodiversité (CDB), échafaudent une stratégie globale en faveur de l’environnement déclinable, localement par les acteurs territoriaux.

Durant les 20 années suivantes, malgré les efforts et quelques engagements importants comme le Protocole de Kyoto, ou les Objectifs du Millénaire pour le Développement, la révolution numérique, l’émergence de nouvelles économies et la mondialisation des échanges continueront d’accentuer sensiblement notre empreinte écologique, tout comme les inégalités dans l’accès aux ressources et dans le partage des richesses.

2015 marquera une année charnière de réaction en faveur du développement durable :       

  • D’une part, la COP 21 (conférence annuelle des parties) débouchera le 12 décembre 2015 sur la signature de l’Accord de Paris, fixant le premier accord universel contraignant sur le climat : 195 pays et l’Union européenne s’y sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effets de serre dans l’objectif de maintenir l’augmentation de la température mondiale “nettement en dessous de 2 °C, par rapport à 1900”, d’ici à 2100.
  • D’autre part, au terme de 2 années de négociation, les Nations Unes adoptent en septembre 2015 l’Agenda 2030. Ce texte consacre une feuille de route internationale à poursuivre entre 2015 et 2030, en vue d’atteindre le développement durable. L’Agenda 2030 fixe donc une stratégie reposant sur 17 priorités d’actions, appelées les Objectifs de Développement Durable (ODD). 

Les ODD succèdent et remplacent le précédent cadre des 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), que les Nations Unies avaient fixés pour la période de 2000 à 2015.

La portée des ODD est universelle. Ils s’adressent à toutes formes d’organisations publiques ou privées, qu’il s’agisse d’états, de territoires, de collectivités, d’administrations comme d’organisations privées de toutes tailles et de toutes formes, inscrites dans une logique de développement durable

Le contenu des 17 ODD se décline lui-même en 169 cibles précises, dont la performance et la progression peuvent se mesurer à l’aide 232 indicateurs de suivi fournis par le référentiel. Rassurez-vous, nous ne les détaillerons pas ici, mais il est important de savoir qu’ils existent.

L’Agenda 2030 revêt donc une importance historique : c’est en effet le premier référentiel mondial aussi complet en faveur du développement durable. Les ODD offrent un cadre international harmonisé à tous les acteurs de changement engagés dans cette voie.

En créant un langage commun universel, partagé et comparable, les ODD favorisent la coordination et l’efficacité des actions de chacun.

L’importance des ODD réside également dans leur présentation. En effet, leur charte graphique, composée de pictogrammes colorés associés à des intitulés courts, facilite leur compréhension par le grand public.

De ce fait, les ODD se prêtent autant à un usage pédagogique, d’information, de sensibilisation qu’à leur intégration en communication. Cette qualité accentue leur portée universelle et leur appropriation par le plus grand nombre.

Il n’est dès lors pas étonnant de voir l’importance que le référentiel des ODD occupe aujourd’hui dans le paysage de la RSE, et l’intérêt que les organisations lui portent pour retranscrire leurs engagements auprès du public, en en faisant par là-même un véritable outil de différenciation. Les ODD ont ainsi réussi le pari de démocratiser et d’universaliser l’engagement vers le développement durable, en créant une véritable stratégie de marque autour de ce concept.

 

Auteur : Franck Babillon

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