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Les achats responsables et la RSE

Posté par Carlotta Bourdonnais le
Les achats responsables et la RSE

 Lien HAR - Historique - Principes

Les achats responsables présentent un lien étroit avec la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) :

  • D’une part, ils sont l’intégration aux achats de la stratégie RSE de l’organisation. Ils déclinent les principes de cette politique dans le fonctionnement et dans les pratiques du service achats. Les achats responsables sont ainsi au service des enjeux RSE de l’entreprise et de sa politique.       
  • D’autre part, la méthodologie de la norme ISO 20400 est directement inspirée de la norme ISO 26000 dédiée à la RSE.

Les 2 cadres présentent de nombreuses similitudes. Il est donc intéressant de préciser ce que recouvre la notion de la responsabilité sociétale des entreprises ; et de présenter succinctement le cadre normatif de la norme ISO 26000.

La RSE est souvent résumée comme la contribution des organisations au développement durable. Bien que plus ancienne, la notion de RSE ne se formalise qu’à partir de la fin des années 1990, avec la création de 2 référentiels internationaux qui en posent les contours :       

  • Le Global Reporting Initiative (GRI), créé en 1997·      
  • Le Pacte Mondial (ou Global Compact), créé en 1999 par les Nations Unies. Ces deux initiatives proposent un référentiel d’engagements RSE, ainsi qu’un cadre de reporting que les organisations s’obligent à publier périodiquement pour répondre de leurs actions.

Ces deux référentiels sont portés en France respectivement par l’ORSE (Observatoire de la RSE) d’une part, et par Global Compact France d’autre part.

En novembre 2010, après 9 ans de travaux, la norme ISO 26000 est adoptée par 99 pays. Comme le GRI ou le Pacte Mondial, la norme ISO 26000 repose sur une démarche purement volontaire. Elle offre aux organisations qui s’y engagent un cadre international de comportement, et une méthodologie qui s’adapte à la diversité des contextes et des enjeux de chaque d’organisation, quelle qu’en soit l’activité ou la taille.

La norme fournit des lignes directrices, mais ne dicte pas d'exigences. À ce titre, elle n'est pas certifiable à proprement parlé. Il existe pour autant des labels ou évaluations délivrés par des organismes tiers indépendants, attestant du niveau de maturité RSE d’une entreprise par rapport au référentiel ISO 26000, comme le label AFAQ 26000 de l’AFNOR ou le label LUCIE 26000 de LUCIE pour ne citer qu’eux.

La norme ISO 26000 définit la RSE comme :

« La responsabilité d’une organisation vis-à-vis des impacts de ses décisions et activités sur la société et sur l’environnement, se traduisant par un comportement éthique et transparent qui :

  • Contribue au développement durable, y compris à la santé et au bien-être de la société ;
  • Prend en compte les attentes des parties prenantes ;
  • Respecte les lois en vigueur tout en étant en cohérence avec les normes internationales de comportement ;
  • Est intégré dans l’ensemble de l’organisation et mis en œuvre dans ses relations."

La RSE suggère aux entreprises de revoir leurs pratiques et leurs relations en les appréhendant de manière plus globale, partenariale et avec une vision de plus long terme :

  • Globale, en intégrant les liens entre les dimensions économiques, sociétales, sociales et environnementales.
  • Partenariale, en développant le dialogue avec ses parties prenantes.    
  • Long terme en considérant les impacts de son modèle d’affaires à moyen et long terme.

Pour être durablement efficace, la démarche RSE implique plusieurs changements, que la norme ISO 26000 aborde dans ses différents piliers :

  • Un changement de comportement par l’intégration de valeurs, identifiées comme les 7 principes fondamentaux.
  • Un changement de pratiques par le biais d’une méthode spécifique construite autour de 2 pratiques fondamentales.
  • Un changement de vision par la considération d’un large périmètre d’enjeux, matérialisé autour de 7 questions centrales.
  • Un changement de fonctionnement par l’intégration des pratiques RSE dans l’ensemble de l’organisation. 

 

Auteur : Franck Babillon

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